Programme

 

Accueil Café

 

Ouverture de Smart Manufacturing Paris-Saclay

    > Mot d'accueil de Jean-Michel Durepaire, Directeur Délégué de l'ESTACA

    > Allocution de Marie Esnault-Bernard, Directrice du Développement Economique à la Région Ile-de-France

    > Intervention Jean-Michel Fourgous, Vice-président de la Communauté d'Agglomération de Saint-

       Quentin-en-Yvelines en charge du développement économique, des finances, de l’enseignement

       supérieur et de la recherche, Maire d’Elancourt, Conseiller départemental.

    > Intervention de Tahar Melliti, Directeur Général de l'Alliance pour l'Industrie du futur

    > Lancement de la journée par les Pôles ASTech, Cap Digital, Mov'eo et Systematic Paris-Region

 

#Fabrication Additive

    > Introduction sur les enjeux et les évolutions de la fabrication additive, par Alain Bernard, Professeur    

       des Universités à Centrale Nantes

    > Témoignage d’entreprise sur l'exploitation industrielle de la fabrication additive pour de la production,          

        exemples d'applications, par Stéphane Abed, Président fondateur de Polyshape

    > Les enjeux de la recherche pour les procédés de fabrication additive par Patrice Peyre, Directeur de Recherche        CNRS, Laboratoire PIMM - ENSAM Paris, et Christophe Colin, Enseignant-Chercheur Ecole des Mines de              Paris/Armines

    > La fabrication additive au service de l’usine du futur par Bénédicte Valette, Responsable projets Safran                    Additive Manufacturing chez SafranTech

PAUSE NETWORKING

 

Présentation des appels à projets et des idées de projets et compétences, par Cédric Nozet, Bureau du Logiciel, Direction Générale des Entreprises

 

Déjeuner Networking

 

#La place de l'homme dans l'industrie

    > Introduction sur comment réussir l'intégration de nouvelles technologies d'un point de vue social, par

       Tommaso Pardi, Directeur du GIS Gerpisa à l'ENS Cachan

    > Régine Castagnet, Directeur adjoint au Directeur Général Délégué Départemental, CCI Val d'Oise Paris Ile-de-

       France

    > Jean Sreng, Directeur industrie du futur du CEA List en charge de la stratégie et

       des programmes et Jean-Claude Bocquet, Professeur émérite CentraleSupélec co-responsable du Centre

       d'Innovation pour les Opérations (ICO) interviendront respectivement sur l'hôtel à projets d'innovation

       "Factory Lab"

       et Innovation Center for Opérations 

    > L'Homme au coeur de l'usine, par Marc Alochet, Expert leader Vehicle Powertrain Assembly Engineering,

       Christian Ploton, Chef du Service « Qualité de vie au travail » et Jean-Yves Bonnefond, Chercheur au

       CNAM, chez Renault

PAUSE NETWORKING

 

#La digitalisation de l'industrie

    > Introduction Francis Jutand, Directeur Général Adjoint à l'Institut Mines-Telecom    

    > Témoignage d’entreprise sur les exemples concrets d'optimisation industrielle grâce aux outils numériques par         le groupement de PME Prod'eo, par Christophe Olivier, CEO de Insid Software

    > Intervention Etienne De Pommery, Directeur de Programme Ingénierie Systèmes à l'IRT SystemX

Conclusion par Dominique Vernay, Président d'Honneur de Systematic et membre de l'Académie des              

Technologies

09h30

10h00

09h30

11h00

11h30

12h45

14h15

15h45

16h15

17h30

Interviews

 

#La place de l'homme dans l'industrie

Tommaso Pardi, chargé de recherche au CNRS et directeur du GIS Gerpisa à l'ENS Cachan

31/08/2016 à Palaiseau

                                                  La 2e édition du Smart Paris Manufacturing Paris Saclay (SMPS) va réunir des professeurs,

                                                  des entrepreneurs ou encore des industriels sur le thème de l’industrie du futur. Systematic

                                                  vous propose un avant-gout des tables rondes avec, aujourd’hui, la place de l’homme dans

                                                  l’industrie. Un sujet introduit par Tommaso Pardi, sociologue à l’Ecole Normale Supérieure

                                                  de Cachan et directeur du GERPISA

 

 

N'est-il pas trop tard pour s'interroger sur la place de l'homme dans l'industrie du futur à l'ère du tout numérique ?

 

L’industrie a toujours été à l'avant-garde dans les progrès. Le fordisme et le toyotisme ont profondément changé notre société mais la trajectoire des transformations industrielles a toujours été celle d'un remplacement de plus en plus important des hommes par des machines imposantes. La nouveauté dans cette version 4.0 de l'industrie du futur c'est que ce paradigme semble remis en question car l'homme reprend sa place. Nous ne concevons plus la production standardisée comme une économie d’échelle mais comme une production de moindre qualité.

 

« Les ordinateurs ne savent pas innover seul »

 

Alors qu’aujourd’hui les processus sont de plus en plus complexes grâce aux nouvelles technologies à l’image de la fabrication additive, l'usage de l'internet dans les objets ou encore les robots qui communiquent entre eux et avec les hommes. Les ordinateurs ne savent pas encore créer ou innover seul sur l’ensemble des étapes de la conception à la production en passant par le marketing. L’être humain n’est donc pas qu’un simple exécutant dans cette chaîne de fabrication mais un créateur de nouveaux procédés intelligents. Entendre ce discours c’est croire en l’opportunité d’une inversion de la tendance historique, celle du remplacement des Hommes par des machines.

 

L'un des axes de développement du plan de la Nouvelle France Industrielle (NFI) porte sur la formation. Quelles compétences allons-nous devoir développer afin de répondre à cette complexité technologique ? 

 

Il y a 2 manières de répondre à cette question. Dans un premier temps nous devons prendre conscience du savoir-faire et de la créativité acquis sur les chaînes de montage par les opérateurs. Ces compétences répondent à cette complexité imposée par les processus de production. Dans un second temps, il y a tout un travail à faire sur la compétence numérique, c'est à dire la capacité à programmer un robot, et donc pouvoir amener des travailleurs sur une chaîne de montage à travailler demain avec des robots ou encore d’en assurer la maintenance.

 

« L’apprentissage du numérique et de la mécanique doivent fusionner »

 

Récemment, j'ai visité un centre de formation au Mexique de Volskwagen et Audi, et on y voit les technologies de l'industrie 4.0 comme les robots collaboratifs et les imprimantes 3D. Les apprentis n’assument plus des tâches directement sur la chaîne de montage mais apprennent aujourd'hui à programmer des robots de nouvelles générations. 

Il faut donc renouveler les formations habituelles en intégrant la dimension numérique. Je dis bien intégrer et non remplacer, car l’apprentissage du numérique et mécanique doivent fusionner pour les apprentis comme les ingénieurs.

#La fabrication additive

Alain Bernard, Professeur des Universités à Centrale Nantes

12/09/2016 à Palaiseau

                                                 Présenter Alain Bernard comme Professeur des Universités à l’Ecole Centrale de Nantes

                                                 serait incomplet au regard de son parcours. Interview du spécialiste français de la

                                                 « fabrication additive » qui sera invité le 29 septembre prochain à l’événement Smart

                                                 Manufacturing Paris Saclay.

 

Dans les années 80, nous parlions déjà de production automatisée, en 2016 c’est la fabrication additive qui passionne les innovateurs et les chercheurs. L'évolution technologique industrielle connait-elle une nouvelle révolution avec l'impression 3D ?

 

Le laboratoire universitaire de recherche en production automatisée, Lurpa, a été créé en 1981 à Cachan (94), nous parlions alors de production automatisée. L’idée n’est pas de comparer des périodes mais plutôt d’imaginer aujourd’hui ce que peuvent être les produits du futur. Les technologies de fabrication additive permettent de faire des formes, des fonctions complètes et intégrées, y compris pour les objets connectés avec de l’électronique embarquée. Toutefois il y a un certain nombre d'éléments qui cadrent l'utilisation de la fabrication additive et il faut en être conscient et s'y souscrire. 

Nous savons que la fabrication additive, dans beaucoup de cas, n'est pas une solution qui permet de produire des objets que l'on vend tout de suite. Car l‘objet produit de cette impression 3D est brut, nous allons devoir appliquer des solutions de ponçage, de finition, comme par exemple cela est le cas sur des pièces de fonderie ou de forge. Grâce à la fabrication additive on peut imaginer de produire, à la fin, un objet avec beaucoup plus de valeur, au sens « business model », que l’on n’aurait pas pu faire avec les procédés des années 80. Donc 35 ans après la production automatisée et 30 ans après la naissance officielle de l'ère moderne de la fabrication additive, c'est à dire les premiers brevets de 1984, nous nous retrouvons, aujourd'hui, avec un ensemble de technologies et un nombre de constructeurs qui vendent des machines qui sont bien maîtrisés, avec autour d'eux une chaîne de valeur.

 

Quelles sont les évolutions à venir sur la fabrication additive ?

 

Un des points d'évolution maintenant, ce sont les "design guidelines". C'est à dire les guides de conception que l’on pourra intégrer à des suites logicielles dans les bureaux d’études. Cela permettra de simuler les capacités de ces technologies ou d’évaluer l'impact d'utilisation de ces technologies au regard de la conception. Les caractéristiques du matériau final ne sont connues qu'à la fin de la fabrication, et entre temps, il y a une transformation physico-chimique assez lourde. De plus en plus, les logiciels s'intéressent à cette nouvelle manière de voir la matière comme un ensemble de particules ou de volumes élémentaires. C’est certes une contrainte mais il faut faire confiance aux informaticiens/mathématiciens et aux développeurs/ingénieurs. Les plateformes qu’ils développeront vont intégrer et contrôler l’ensemble des lois de la physique, de l’esthétique ou de l’ergonomie directement à la conception. 

 

 

Quel rôle joue la France dans ce contexte ?

 

La France n'est pas en retard contrairement aux idées reçues. Nous avons toujours été moteur dans la création de nouvelles idées, de centres techniques de promotion, de transfert technologique. La France est tout à fait mature et comprend de nombreux spécialistes reconnus internationalement. Aujourd'hui, il faut que les acteurs industriels retrouvent confiance dans l'avenir positif de ces technologies malgré les grands niveaux d'investissements, les questions sociales ou l’environnement industriel. Il y a vraiment une prise de conscience collective autour du développement de cette chaine de valeur afin que la fabrication additive soit vécue comme une opportunité industrielle pour la France.

 

Pour en savoir plus sur la fabrication additive, Alain Bernard et Claude Barlier sont les auteurs d’un des seuls livres en France sur le sujet : « Fabrication additive - Du Prototypage Rapide à l'impression 3D »

 

Editeur : Dunod (19 août 2015)

Collection : Technique et Ingénierie

>> https://www.amazon.fr/Fabrication-additive-Prototypage-Rapide-limpression/dp/2100711393

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